lundi 20 août 2012

Trek dans le massif du Sancy

Profitant des vacances me voici parti en trek solitaire dans le massif du Sancy en autonomie complète.

Durée du trek : 2 jour.
Jour 1 : 17 km pour 800m de dénivelé positif. Départ à 850m arrivée à 1300m
Jour 2 : 26 km pour 1200m de dénivelé positif et autant en négatif. Point culminant : le Puy de Sancy avec ses 1885 m.



Départ de Murol avec vue sur le château médiéval.

Et première ascension avec le Puy du Tartaret qui offre une vue sur le Lac Chambon et la vallée de Chaudefour - Parc régional et réserve naturelle. Le bivouac est prévu au fond de la vallée, au pied du massif du Sancy.

Vue du Puy du Tartaret

La vallée de Chaudefour apparait peu à peu.

Cascade de Pérouse

Vue d'ensemble du cratère géant du massif du Sancy

Les orgues de la cascade de La Biche

Le point de bivouac est atteint. Il ne reste plus qu'à trouver un endroit pour m'installer.
Je choisi une clairière avec de grosses pierres basaltiques. Je me colle à une pierre pour me couper du vent et profiter de la chaleur emmagasiner par la roche toute la journée.

La nuit tirant son manteau, j'observe aux jumelles les chamois et les chevreuils jouer sur les versants escarpés du cirque puis je m’endors rapidement avec quelques étoiles filantes dans les yeux...
Jusqu'à 2 heures du mat quand j'entends des bruits dans les herbes à proximité. Je braque une petite torche dans la direction de l'animal et j'aperçois 2 yeux me fixant. L'animal disparait aussitôt mais je l'entends aboyer plusieurs fois en s'éloignant. Il s'agissait probablement d'un chevreuil.

Je n'ai plus été dérangé de la nuit à par peut être par le froid qui a été vif malgré le duvet et le matelas thermique que m'avait prêter mon frère ainsi qu'une polaire.

Mais voici le spectacle au réveil vers 06h00 :

Levé de soleil sur le Sancy
Un petit café et c'est reparti pour la grosse journée de marche.

Le soleil se lève sur la Crête de Coq et sur la Dent de la Rancune

La vallée de Chaudefour s'illumine peu à peu.

Etant en autonomie complète je dois refaire de l'eau au ruisseau pour la journée. Je rempli donc 2 gourdes avec un appareil de filtration.

Et en route pour le sentier des crêtes :

Sentier des crêtes.

Vue sur la vallée de Chaudefour pendant l'ascension

Arrivée sur le Puy Champgourdeix à 1600m.
La végétation a bien changée par rapport au micro climat de la vallée de Chaudefour.
Je poursuis l'ascension avec le Puy Ferrand et le Puy de la Perdrix mais ça grimpe plus doucement.


Les résidents du plateau me reçoivent à leur manière


Vue plongeante sur la vallée de Chaudefour.
En scrutant les escarpements ombragés aux jumelles j'aperçois de nouveau les troupeaux de chamois ainsi qu'une marmotte.

Enfilade des Puys du Sancy avec le GR4 serpentant sur les cimes.



J'en profite tout de même pour monter à 1885m sur le pic du Sancy mais l'atmosphère est trop brumeuse pour pouvoir faire des clichés intéressant. Je ne m'attarde pas car la route est encore longue.

Vue sur le Puy de Cacadogne et Cuzeau avec le Puy de Dôme en arrière plan.

Le sentier est de moins en moins fréquenté hormis la faune locale.

La mi journée est atteinte. C'est l'heure de la pause déjeuner avec vu sur le col de la croix St Robert qui coupe le massif en deux. Un ruisseau coule normalement dans la vallée, ça tombe bien car j'ai déjà consommé la majeur partie de mes réserves. Il fait chaud. Même en altitude la canicule se fait sentir.

Mais mauvaise surprise ! Le ruisseau est complètement à sec ! Soit je descend dans la vallée jusqu'à la Grande Cascade soit je pousse jusqu'au col suivant où il y a de façon certaine de l'eau. Mais les 200m de dénivelé pour aller à la Grande Cascade avec 20 Kg sur le dos me dissuadent quelque peu. J'opte pour continuer sur ma réserve d'eau en gérant l'effort attentivement.

Le Puy de l'Angle avec ses 300m de dénivelé.
L'ascension du Puy de l'Angle est redoutable. A part trois lacets sur la fin, tout le reste du sentier est une pente raide continue !


Regard en arrière du haut du Puy de l'Angle sur la station du Mont Dore.

Regard vers l'avant sur le Puy Barbier, Puy de Monne , Puy de La Tache.
La prochaine rivière passe dans la foret qu'on aperçois sur la gauche de l'image ci dessus. Je me rationne un minimum en eau pour faire durer.


Bizarrement, je me retrouve alors seul sur cette partie du GR. Je dois reconnaitre que cette partie est bien plus sauvage mais aussi bien plus difficile que le massif du matin.

Regard en arrière sur tous les sommets franchis depuis le matin.

Descente du dernier Puy en direction du col de la Croix Morand et du lac du Guéry.

La rivière est bien là. J'avoue que c'est la première fois que j’entends le bruit d'une rivière avec autant de plaisir.


Le périple est terminé. Je ne cache pas que j'ai un peu mal au pied (mes chaussures ont du rétrécir ou mes pieds grandir) en tout cas il me faudra une paire plus grande pour la prochaine fois.

dimanche 12 août 2012

Petit déjeuner sur la terrasse avec deux invitées surprise

Déjeuner surprise avec deux invitées ce samedi matin.

montgolfière sur usson

montgolfière sur ussonmontgolfière sur usson

Ces ballons sont toujours majestueux à regarder évoluer dans les couches d'air. 
Après un passage à basse altitude au dessus de Usson les voilà poussées par le vent dans l'est.

Elles sont malheureusement passé trop haut pour que je puisse leur tendre une tasse de café.

jeudi 26 juillet 2012

CAP Charpentier réussi

Tout est dans le titre : l'examen du CAP s'était bien passé et j'ai obtenu le CAP de charpentier.

samedi 7 juillet 2012

Vidéo du tournage de la grue


Ça y est, j'ai remis la main sur le câble et voici la vidéo :



Vitesse de rotation : dans les 500 tours minutes.
Là ça devient amusant.

vendredi 6 juillet 2012

Avancement de la grue médievale

Le CAP étant passé j'ai pu avancer sur la grue médiévale.

Voici les premières étapes d'usinage de la pièce principale de la grue (section 30 cm x 30 cm) et de l'axe d'enroulement du câble:


Première mortaise percée à la mortaiseuse à chaine (merci la fédération des Compagnons de Clermont)


Voici les deux pièces carrées qu'il va falloir transformer en cylindre.
A gauche la partie maitresse de la grue et à droite l'axe d'enroulement du câble.


Et c'est parti. Premiers coups de scie circulaire pour obtenir 8 côtés.

Malgré nos scies Makita de 85 mm de coupe  il a fallu finir les coupes à la scie égoïne manuelle en bois de bout !!

Puis ensuite on redivise chaque facette en deux pour obtenir 16 faces tangentes au cercle inscrit dans le carré initial. Pour cela vu que le reste de la pièce de bois doit rester carré j'ai été obligé de travailler à la demi bisaiguë et à l'ébauchoir !
Miam miam ça commence à faire du copeau !

Le même travail est réalisé avec l'autre pièce de bois :

Chaque pièce possède alors 16 facettes
 Passons alors au plus sympa : le tournage des pièces pour casser les facettes au papier abrasif et faire un rond acceptable.

Pour cela j'ai réutilisé le pont roulant comme tour géant. Les pieds étant coulissant il suffit de lever la pièce de bois entre les pieds et de rapprocher ces derniers de part et d'autre. Au préalable chaque pied a été percé d'équerre et a reçu une tige filetée de 16 qui va servir d'axe de rotation.


Levage de la pièce

Mise sur axe des deux côtés.

Renforcement temporaire du pont avec deux contre ventements.

La pièce n'a plus qu'à être lancée en rotation par le perceuse de charpente : vitesse de rotation : 500 tours minutes. Pour transmettre la rotation un écrou est fixé en fin de filetage de la tige filetée et rentré en force dans la pièce de bois. Ainsi la perceuse entraine la tige filetée qui entraine l'écrou et donc la pièce de bois.
La bande abrasives utilisée était de grain 80. Mais un grain 40 aurait été bien plus approprié.

Résultat obtenu après tournage

Passons aux choses sérieuses, c'est à dire à la plus grosse pièce de la grue de section 30 cm x 30cm en douglas :

On présente la pièce et on serre les pieds du pont

On lève, on met sur axe et on rigidifie le pont.

Vu par bout de la pièce avant tournage avec Jean Philippe à la perceuse.
Le premier essai est un échec : même en ayant pré lancé la pièce en rotation manuellement avant d'activer la perceuse l'écrou a complètement explosé son compartiment.
Pour entrainer la rotation nous avons donc été obligé de fixer une petite pièce de hêtre à la pièce de Douglas car ce dernier était trop tendre et la perceuse arrachait toutes les fibres. Le hêtre était le bois le plus dur que j'avais sous la main.
La forme de l'écrou a donc été taillé dans la pièce de hêtre puis rentré en force dans celle ci.

Pièce de hêtre nécessaire à l'entrainement du douglas.

Remise sur axe avec la nouvelle méthode

L'opération a été une réussite ! Mais attention les doigts à l'approche de la section carré. Quand un poteau carré de 30 x 30 tourne à 500 tours minutes on a un peu l'impression de jouer à côté d'une hélice d'avion !

Résultat après tournage
Bientôt la vidéo... dès que j'aurais remis la main sur mon câble firewire.

samedi 23 juin 2012

Premier escalier


Voici le dernier exercice de charpente que j'ai fait chez les compagnons avant d'attaquer les examens : un petit escalier à l'anglaise quart tournant pour un ami.

Il est destiné à l’extérieur, j'ai donc opté pour du mélèze, bouveté à la colle PU.
Avec un enmarchement de 120 cm je suis parti sur des plateaux de 47 mm.
Le choix d'un escalier à l'anglaise a été fait pour que les marches puissent protéger des intempéries au maximum les crémaillères.
J'ai également rainuré des goutes d'eau à la défonceuse sous toutes les marches afin une fois encore d’essayer de gérer au mieux l'écoulement de l'eau.

Montage à blanc à la maison
Pas trop de mauvaise surprise au montage à blanc, ouf. C'est toujours un moment particulier de voir s'assembler parfaitement les pièces alors que tout a été travaillé à partir d'une épure (épure = dessin technique au sol taille réelle).

Après deux couches d’imprégnation spécial bois extérieur voici le montage final :

Fixation des crémaillères

Pose et vissage des marches une à une.






Reste à voir maintenant la tenue dans le temps d'un tel escalier.

dimanche 6 mai 2012

Un petit pont pour l'homme...

A la vue de la montagne de pierres que nous avons été amenées à extraire pour faire une simple tranchée il y a quelques temps (voir 2 articles plus bas), j'ai décidé de sortir l'artillerie lourde pour pouvoir manipuler des charges conséquentes sans me ruiner le dos.

Mon choix s'est porté sur un pont roulant en bois capable de lever et rouler 300-400 Kg sur 3 m de portée. 

Voici les étapes de sa fabrication :

Une épure (dessin technique taille réelle) rapide faite sur le sol, un voyage chez Gedimat et c'est parti :

Première ferme taillée et levée
Perçage des trous de cheville

La perceuse/visseuse sans fil Makita n'ayant pas aimé ma première tentative de perçage, je me suis équipé d'une vraie perceuse de charpente :

Premier montage à blanc du pont.
 Il reste à tailler la contre fiche pour garantir l'équilibre du pont et éviter qu'il ne se couche.

Voici le pont fini et en action. La pierre qui est levée doit faire dans les 150 Kg car nous ne pouvions la lever à deux.

Avec le palan c'est un jeu d'enfant :


D'un point de vue technique le palan est maintenu au patin roulant par deux cordages serrés avec un nœud d'écoute.
Deux élingues accrochées au palan enserrent quant à elles la charge à lever.

Ce pont reste modulable : le piétement gauche peut être positionné au milieu du pont et ainsi permettre, avec un contre poids adéquat sur le piétement droit (égal à 0.5 fois la charge levée), un travail dans le vide telle une potence

Il va également me servir de tour géant pour tourner deux poteaux en bois Douglas de 30cm x 30cm et 20cm x 20cm nécessaires pour la grue. Actuellement ces poteaux sont carrés et l'objectif sera de les rendre ronds.

Mais cela sera l'objet d'un prochain article et sûrement d'une vidéo !